IcI .:. MaInTeNaNt

27 décembre 2009

Xavier DURRINGER

9782842601195

"Et il y a une définition que je ne comprends pas. C'est 'énervée'. Etre énervé, c'est être sans nerfs. Alors que moi j'ai l'impression d'en avoir trop et qu'ils se tendent, véritables tendeurs crochetés au bout. Certains, certaines vous ne pouvez pas savoir comme vous m'énervez, c'est difficile d'imaginer à quel point vous me mettez à bout, à vous étrangler en rêve dans un terrain vague, vous ne pouvez pas imaginer comme je vous méprise au fond de moi qu'il n'y a même plus de mots pour le dire. Du mépris, je passe aux insultes et à la colère, c'est très difficile de garder ses distances avec le mépris. Et là j'ai les nerfs qui craquent, ça je comprends et je me mets à pleurer nerveusement, à bout de nerfs.

C'est énervant de pleurer pour ces connards et je ne dirai pas ces connasses, je trouve ça très laid, c'est une figure de style je dirai pas, mais on le dit eh ben moi je le dis sans figure de style, toutes ces connasses, voilà ça fait du bien. Tous ces connards et ces connasses qui jour après jour vous pourrissent la vie, racontent des choses sur vous comme de petites vipères, sans rien savoir, ils partent de rien et arrivent à tout. Toutes leurs suppositions vont toujours dans le mauvais sens, toujours contre vous. Leurs regards plein de haine à couper au couteau, leurs jeux de mots faciles, la critique calembourgeoise, l'exaspéré continuel qui vous fusille du regard, leur facilité condescendante et j'en ai vu, des paquets, des groupes et des troupeaux de connards et d'abrutis. Comme des troupeaux d'éléphants et de girafes au Kenya. Ils se balladent en groupe majestueux de conneries, de sous-bois en sous-bois, se trimballant mine de rien lourds et poussifs, des cervelles de plomb, un paquet de cartes de visite toujours dans la poche.

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Et je travaille, je travaille pour arrêter de penser à tout ça, enfin je travaille sur moi, enfin je veux dire que je fais tout pour essayer d'enrayer ma rage contre tous ces abrutis.

Et je voulais dire à plein de monde que je les aime pour leur constance, leur humour, leur intelligence de coeur et leur finesse.

Voyez c'est ça le problème, mon problème, c'est que je passe d'un extrême à l'autre, ça manque d'équilibre, de nuances, mais j'y peux rien, c'est blanc ou noir, brûlant ou glacé, je connais pas le tiède ni le gris c'est tout mon problème, soit je mets les gens sur un piédestal soit je les enterre au plus profond... J'ai du mal à me situer, où je suis moi dans ce monde de sommets et de gouffres? Eh bien moi je crois que je suis sur le plancher des vaches, à ras de trottoir.

Un coup je pars en montagne au mont Blanc, j'escalade le sommet, enfin je fais des balades autour du mont Blanc, c'est une image le mont Blanc. C'est-à-dire que je sors avec mes amis. Mais comme souvent à la longue, on peut être déçu, même par ses amis, on s'évite de plus en plus. Non non je sais, j'ai une profonde névrose de ce côté-là. Je travaille là-dessus.

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J'ai toujours peur de décevoir ou qu'on me décoive et ça c'est terrible, une gifle quand ça m'arrive, une giclée d'encre sur le chemisier. Alors je suis un peu désespérément seule. Vous trouvez ça drôle d'aller s'acheter des fleurs pour soi-même? De se faire à manger, d'aller se coucher, de voir des belles choses et de ne pas pouvoir les partager? Je sais pas où toute cette mélasse a commencé. On dit la petite enfance mais je suis pas sûre. Moi je crois que ça a commencé beaucoup plus tard. Je crois à la première fêlure amoureuse. Voilà, moi je situe ça par là, aux environs... Je peux me tromper mais pour moi je dois pas être loin de toucher du doigt. J'aime pas me sentir trahie, c'est comme ça, je suis pas une tasse qu'on ébrèche. Je préfère pas me livrer pour pas être déçue. Alors j'ai mis des distances et des barrières et des ponts, des portes. Je m'isole.

Je ne crois plus en rien ni en personne. Je ne crois plus en moi non plus. Je me passe un disque et je regarde le ciel."

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10 octobre 2009

Wtf.

RODRIGO GARCIA Le Roi Lear

CORDELIA : "Chaque défoncé compte des points. Un mendiant :100 points. Une femme enceinte : 200 points. Et ainsi de suite. Foncez dans les gens et rendez-vous compte que l'amitié et l'amour sont étroitement liés à la panique et à la Détresse. Reconnaissez votre détresse.

Dans cette course folle.Ils te voient trébucher et tomber Et ils murmurent "Il a dû faire quelque chose de mal" Et si tu tombes au milieu de la rue Ils passent à côté de toi et ils disent "Il doit être soul ou drogué" Et personne ne pense aux raisons Aux choses qui t'ont conduit là A trébucher et à trébucher Brisé dans la rue."

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"Pleurer lentement, bordel Posément Parce que sinon il se casse la gueule ton projet de lenteur, de changement de rythme d'une vie que tu ne pourras jamais changer, connard Et puisque tu ne vas pas pouvoir changer ta vie connard Au moins change le rythme du quotidien Et bouscule n'importe qui sur ton chemin Sauve-toi toi-même puisque l'amour Tu l'as pratiqué et ça n'a jamais marché Parce que tu as aimé ceux qui ne t'aimaient pas Et t'ont aimé les êtres les moins intéressants Que tu rencontrais sur ta route Tu voudrais changer de cap mais Changer de cap Qui peut le faire, putain?"

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"Résistez, bande de tarés Ce que tu peux faire de pire à ce monde C'est une chose qui n'était pas prévue."

"Et je me disais : Le sang d'un homme s'en va tout entier vers la tête Ou s'en va tout entier vers la bite Mais c'est jamais pareil vers les deux endroits Et c'est regrettable."

MAUVAISES FILLES : "Les gens qui suivent d'autres gens par amour se mentent à eux-mêmes Ce sont des gens qui n'ont pas de couilles."

"Il t'aime ? Ponctualité, résistance, adaptation."

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MARTIN CRIMP Atteintes à sa vie

" -Une chose universelle dans laquelle nous nous reconnaissons, c'est étrange nous nous reconnaissons. Notre propre monde. Notre propre peine.

-Notre propre colère.

-Une chose universelle qui, c'est étrange... comment, comment dire?

-Qui, c'est étrange, fait renaître -

-Qui, c'est étrange, fait renaître - oui c'est bien ça - la foi en nous-mêmes."

"Elle dit qu'elle n'est pas un vrai personnage comme dans les livres ou à la télé, mais un non-personnage, une absence"

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"Je trouve ton commentaire frivole et inexcusable sur ce qui est manifestement une oeuvre marquante. C'est émouvant. C'est actuel. C'est angoissant. C'est drôle. C'est morbide. C'est sexy. C'est profondément sérieux. C'est divertissant. C'est lumineux. C'est sombre. C'est très personnel et en même temps cela soulève des questions essentielles sur le monde dans lequel nous vivons.

-Ce qui me fascine c'est l'utilisation qu'elle fait des textures. Je pense qu'il y a une grande sensibilité dans la juxtaposition des matériaux : cuir et verre, sang et papier, vaseline et acier. Tout cela prvoque chez le spectateur une réaction presque / viscérale.

-J'ai bien peur que tout cela ne soit que pur narcissisme. Et je pense que nous devons nous poser la question de savoir qui peut bien considérer comme une oeuvre d'art cette espèce d'exibitionnisme mal digéré?...

-Oui, mais justement, c'est exactement le propos qu'elle vise : se situent les limites. Qu'est-ce qui est acceptable?...

-...parce que c'est de la pure / complaisance.

-...où se termine la "vie" ? -au sens littéral dance ce cas- et où commence "l'oeuvre" ?

-Moi je pense qu'elle trouverait tout ce concept de "viser un propos" ridiculement démodé. Si un propos doit être visé, c'est bien le propos que le props qui est visé n'est pas à propos et n'a en fait jamais été à propos. C'est sûrement le propos que de viser un propos est hors de propos et que tout le propos de l'exercice -c'est-à-dire ces atteintes à sa vie- vise à démontrer mon propos. Cela me rappelle le proverbe chinois : l'endroit le plus sombre est toujours sous la lampe."

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"Oh oui elle a des aptitudes mais ces aptitudes, quelles qu'elle soient, ne semblent pas appropriées au monde dans lequel elle vit. Tout ce qu'elle peut faire, c'est tourner autour du cendrier et prendre des livres au hasard sur les rayons des bibliothèques.

-Attends : des textes classiques.

-C'est ça -les textes classiques qu'elle aurait dû lire lorsqu'elle était étudiante, il y a 20 ou 30 ans.

-Mais elle n'a pas été plus loin que les introductions, tout comme il y a 20 ou 30 ans."

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23 septembre 2009

Théorie Du Corps Amoureux

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"La cause efficiente et primale de ma nature libidinale fonctionne en point aveugle pourtant générateur de l'ensemble de mon identité."

"Dans le contact de deux épidermes se révèlent les énergies positives ou négatives accumulées dans la préhistoire de l'identité sexuée, quels qu'en soient le moment, la circonstance ou l'occasion."

"Viser la fusion, c'est vouloir la confusion, la perte d'identité, le renoncement à soi au profit d'une figure aliénante et cannibale"

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"La mécanique immorale des fluides remplace la métaphysique morale des intentions."

"La catharsis est rapprochée de la musique et des chants. Certaines mélodies, censées déchaîner de violents chocs chez les auditeurs, permettent de recouvrer la quiétude et l'apaisement. De troublants qu'ils étaient, ces chants deviennent source de satisfaction et de volupté. La maladie elle-même se transforme en pharmacopée. Dans l'essence de la musique se trouve les moyens d'effacer les affects déclenchés par ses soins : la douleur recèle en son épicentre les occasions du soulagement."

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"Le désir puis le plaisir révèlent et trahissent l'enfermement de chacun dans sa peau, dans ses limites corporelles contraignantes. L'intersubjectivité sexuelle suppose moins la fusion que la juxtaposition, moins la confusion que la séparation."

"Seule prime la relation contractuelle dans laquelle le désir qui menace engorgement et débordement trouve une occasion d'écoulement dans une relation doublement voulue. Se répandre, voilà le projet. Point de besoin, pour autant, d'enrober cette nécessité dans des roucoulades, des déclarations, des postures ridicules, des promesses impossibles à tenir."

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"Désirer suppose expérimenter les simulacres d'un autre dans son propre corps, assister en spectateur voluptueux à l'interférence des parties du réel dans la dynamique du grand tout, constater l'éternité du mouvement qiu nous comprend. L'agencement de l'individu troublé se modifie sous l'action de cette merveille épistémologique."

LUCRECE "est formel, dans la sexualité, on exacerbe la nature séparée des monades et leur définitive incapacité à se pénétrer, se fondre, s'unir et fusionner. Chaque corps reproduit la figure de l'atome : insécable, sans portes ni fenêtres, telle la monade leibnizienne, rien de son identité ne sort de lui, rien n'entre en lui, il subsiste en sphères pour lui-même, et non avec autrui."

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"A trop viser et tenter la performance ontologique, on risque la contre-performance pratique."

"Le discours chrétien s'érige sur le mode phallocentrique. En discréditant le plaisir, les mâles se dispensent par avance de l'obligation d'être à la hauteur physique de leurs impulsions."

"Hier et demain ne constituent que des fictions, des chimères. On évitera leur interférence avec la vérité de l'ici et du maintenant."

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"Elargir son être aux dimensions du monde, consentir aux voluptés des vitalités qui nous traversent en permanence, voilà l'art de sculpter le temps, de s'en faire une puissance complice. [...] Une métaphysique de la désillusion : ne pas consentir aux mots d'ordre collectifs et généraux qui structurent la religion sociale; une éthique du consentement à la nécessité : ne pas se rebeller contre ce sur quoi nous sommes sans prise et sans pouvoir intellectuel, vouloir ce qui relève de l'impitoyable nécessité; une exacerbation du souci de soi : ne pas négliger le capital existentiel de chaque moment d'une existence singulière, célébrer toutes les occasions de jouir du monde; une diététique des désirs : ne pas entretenir ce qui, en nous, entrave et incommode notre liberté, viser l'expansion et la dépense joyeuse; une arithmétique des plaisirs : ne pas refuser la satisfaction de ses envies, sauf quand elle coûte trop en sérénité et met en péril l'autonomie." [cf HORACE]

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"Qu'adviennent les nuits blanches, les aurores fatiguées, les épuisements musculaires et les corps fourbus."

"Dans une histoire amoureuse, rien ne fonctionne en rapport avec l'excellence et la qualité intrasèque des individus en question. [...] Avant tout, aimer, c'est aimer l'amour, désirer, c'est désirer le désir pour les extases induites, les transes connues, les troubles expérimentés."

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"On gouverne mieux les individualités qui abdiquent, renoncent ou ne savent ni ne peuvent exercer leur singularité."

"Le geste amoureux, quand il s'encombre d'agencements durables, débouche sur une pratique collective. Commencées avec le sperme et le sang individuels, les histoires d'amour fécondent, un jour ou l'autre, à leur corps défendant le sol d'une Nation et la terre d'une Patrie."

"Autrui se consomme avec modération. A défaut, le risque consiste à trop savoir, trop connaître, trop voir les mécanismes sombres qui construisent, structurent et animent l'autre."

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"Je n'imagine le contrat possible qu'entre gens de loyauté et de capacités éthiques semblables. Puisque cette forme morale, héritée du monde politique et juridique primitif hellénique, vise la réalisation du plaisir et l'évitement du déplaisir, il faut que les deux contractants sachent à quoi ils s'engagent pour produire de la jubilation à deux."

"Si l'on ne maîtrise pas l'émergence de ses sentiments, du moins peut-on leur donner une forme, les contraindre, les libérer, les sculpter. Une théorie de l'amour appelle une physique, une physiologie, certes, mais également un art du vouloir."

"L'amitié fournit la matière de toute intersubjectivité élective."

MissTicEsthetique

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10 juin 2009

Films

Avant La Nuit de Julian Schnabel - avec Javier Bardem - et une belle apparition de Johnny Depp :

Avant_la_nuit

Javier Bardem encore dans No Country For Old Men de Joel et Ethan Coen ... "Le vieux, le tocard et le dément"

le_premier_jour

Réaliste l'Actrices de Valeria Bruni Tedeschi - ["Je suis comme ça aussi? Non! Oui? Pfff.."]

american_gangster

Spun de Jonas Akerlund - Parce que Mickey Rourke en 'cuisiner', ça vaut le coup.

Lust

On s'ennuie doucement devant Didine de Vincent Dietschy et Two Days in Paris de Julie Deply.

flandres

"Pas réussi à rentrer dans " [...] Le vent se lève de Ken Loach. Tant pis. 

secret_sunshine

Christiane F. 13ans, droguée, prostituée d'Uli Edel et Before Sunset de Richard Linklater ne sont absolument pas à regarder. [Avis personnel bien entendu ^^]

Fargo

Dupontel est affreusement décevant dans Deux jours à tuer de Jean Becker -  Heureusement qu'il y a Marie-Josée Croze et Pierre Vaneck pour rattraper 'le jeu d'acteur' ...

femmes_de_lombre

Les climats de Nuri Bilge Ceylan - De belles images, une atmosphère intriguante.. Mais qu'est-ce qu'on se fait c****!

reve_cassandre

Après lui de Gael Morel n'a pas grand intérêt non plus mais s'il y a des amoureux de Catherine Deneuve dans le coin..

David_Lynch

A voir et revoir :)

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04 juin 2009

Goodbye

Maurice Jaillard

18 Octobre 1922 - 3 Juin 2009

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08 mai 2009

Keep Walking

"La guerre à la drogue ne peut pas être gagnée parce que c'est une guerre contre la nature humaine."

[Sir Keith Morris - Ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Colombie.]

"Réunion de mai reportée au vendredi 8 mai"

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['Contre la désinformation Rien ne vaut une bonne revue de presse cannabique']

Faites tourner!

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08 avril 2009

'Valsons alors!'

'In my world the devil dances and dares to leave my soul just anywhere'

[RadioHead]

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Ce truc... Qui part du bas du dos, longe la colonne et pète à la nuque, lançant la tête et l'esprit vers le monde. J'oublie. Les idées, les concepts, les angoisses, les regrets. Bloquée, la pensée rationnelle. Le corps qui s'exprime et dit 'Oui' à la vie. Vertige des sens. Ca vibre. Ca tremble. Ca explose.

Tout et rien. Ici et maintenant. Même si tellement loin...

"Le silence n'existe pas. Va-t'en dans une chambre sourde et entends-y le bruit de ton système nerveux et entends-y la circulation de ton sang." John CAGE.

L'aventure du son continu : "son de hauteur constante donné à entendre sur une longue étendue de temps et dont la durée virtuelle ne vise à rien d'autre qu'à l'éternité." [Art Press]

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Des papillons dans le ventre. Ils dansent eux aussi...

¤ Me, Myself and I are dancing together ¤

Et N. me dit "La musique me transporte, mais jamais là où je voudrais."

Face à l'altérité, 'La danse de moi-même' demandée en cours, a perdu toute liberté. "C'était beau. Sensible et troublant, comme d'habitude, mais c'est comme si tu avais voulu nous dire des choses que tu ne peux pas vraiment lâcher, pour ne pas craquer."

"Une funambule sur cordon ombilical." X.F

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"L'essentiel, c'est de se laisser aller, d'assumer son ridicule de jeune Blanc coincé du derrière pour mieux s'en échapper."

"Entrez dans ce bouillon d'imaginaire. Entrez dans la danse. Entrer dans la trance. Fusionnez vos corps et vos esprits. Engloutissez votre égo dans l'océan des rythmes."

Ariel KYROU Techno rebelle - Un siècle de musiques électroniques

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"Le dynamisme des machines, l'âme des des machines, ont toujours été partie prenante de notre musique. La transe est toujours due à la répétition et tout le monde recherche la transe dans sa vie, qu'elle soit par le sexe, l'émotion, le plaisir, dans les soirées... Par conséquent, les machines produisent une transe absolument parfaite." Ralf HUTTER - Kraftwerk, Le mystère des hommes machines

[Photos: ©2007Grimaud Frederic] 

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30 mars 2009

One song

Dumpin' 2PAC

2pac

[Chorus: Carl Thomas]
Who you are,
One Nation under a thug and bullet scar,
Young nation, no revolution and no cause,
One Nation, young, black and dangerous by far,
Young nation just trying to get this

Murderous mind state, can't keep my nine straight,
Sippin' on this Hennessy, waiting for the time to break,
Show up and muthafuckas bow down, recognize
Westside, Death Row, Outlaw, Ridaz,
Untouchable mob of pistol packers,
Well-known felons labeled for 'drug-selling merciless jackers',
Forever buzz, roll with thugs and dogs,
Commence the letting off rounds, then escape in the fog,
Who wants to see me solo?
Catch Makaveli while he sleeping,
My mini fourteen murdering niggaz while they creepin
Duck cause you ass out, Drink 'til you pass out,
Ain't scared to die, drunk driving in my glass house,
Niggaz is under me, they bitches come to me,
They heard the stories nigga, now they wanna really see,
Bomb First, my motto, it's fully guaranteed,
Niggaz is playa haters, label them my enemies,
I'm dumpin'



[Hussein Fatal]
When it's on, I'm poppin' off every chance I get,
Out the window on some uptown anthem shit,
I'm stressin', but ain't no pressure, I been here before,
Fugitive taskforce at my girlfriends' door,
Now they checkin' in her bedroom, I ain't there,
Forty Cals, extended clips, still I ain't scared,
Outlaw, and best believe they won't take me alive,
I'm different and I'mma prove it if it take me to die,
You think God had a plan for me?
But he won't be layin' up in my casket or doin' life in the can for me,
Maybe I'm brazen or paranoid than a bitch,
Me dyin', you think I'd let him see the joy from that shit?
Walking dead, angels spend their last days by me,
New Jersey Giant like Dave Tyree,
Young George or Jonathan Chat,
Your guns clap, Mine will go 'br-r-r-r-att',
Soldier like Geronimo Pratt,
And come through cockin' tha black pound,
When they put the twin towers up, Pac, I'm knockin' 'em back down,
Poster child, Air Force Ones, with the checks,
I'm supposed to wild sex,
Money and murder is all I breathe in my life,
It's full of judges and chasin' enemies in the night,
Through the Henny, I see the eyes of the Devil,
He's ridin' with extra boxes of bullets and a nina and a shovel

IMGP1454

[Papoose]
I always thought I'd have to die to do a record with Pac,
So I wrote from the perspective of a graveyard box,
You end up in the box 'cause them grave robbin' bastards,
Dig your grave up and snatched you out the casket,
Worms in my eyes, eating through my cabbage,
The flesh to the bones, the bones to the ashes,
But I'm not dead,
I'm actually in a session with the Pac Keeper, Sha Money, progressing,
They don't really want no drama, I know they goons,
That's why I keep pressure on 'em like a open wound,
This God given, he keep givin' me better music,
So every time you hear me, my songs present improvement,
Y'all can't kill me, y'all forever losin' Songs of evolution,
If I load your gun for you and we bang it out with some other niggas,                                you better shoot it,
Don't try to lie and say you was bustin', I'm clever, stupid,
Claimin' you reppin' Ruthless,
You got the same bullets you had when I loaded it for you, you never used it,
The Nasareema dream, get ready for execution,
Papoose, Fatal and Pac
The revolution

X

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18 mars 2009

Les névroses sexuelles de nos parents

Comédie dramatique de Lukas BARFUSS - Mise en scène au Théâtre de la Villette par Hauke Lanz.

Avec Frédéric Leidgens, Pierre Maillet, Murielle Martinelli, et Laure Wolf.

affiche_Les_nevroses_sexuelles

5. Le cabinet du médecin. Peu après midi, et le monde est repu et assoupi.

LA MERE - 'C'était la bonne décision. Elle est redevenue humaine. Quand je revois les dernières années, j'ai si mauvaise conscience, je peste contre moi-même. Et contre ce médecin, sa fichue prétention.

LE MEDECIN - Il était persuadé que c'était adapté à votre fille.

LA MERE - Peut-être Dora était-elle déjà comme ça tout ce temps, bien portante, gaie, heureuse de vivre, je veux dire derrière le rideau de la chimie, toutes ces années de léthargie.'

15. Une chambre d'hôtel. Le temps oublie, l'instant perdure, les hommes fatiguent.

L'HOMME DELICAT - 'Tu ne comprends pas, Dora. Viens ici. Tu n'es pas une pute. Non, non, enfant, tu es une chose singulière. Tu es un ange. Le ciel t'a envoyé. Tu vas me sauver. Enfant. Je vais changer. A partir de maintenant je serai bon avec toi. Promis. Je vais te montrer ce que je n'ai encore jamais montré à personne. Ce que je suis en vrai, ce que tu fais de moi. Mon ange. Je ne te renvoie plus. Je ne te renverrai plus jamais de la vie. Je ne suis pas fou. Je ne vais pas renvoyer un ange.'

Laura_Wolf

35. A l'hôtel. L'heure bleue.

DORA - 'D'abord ils voulaient seulement ligaturer les trompes mais ensuite le docteur a dit que ce serait plus sain de m'enlever l'utérus puisque, de toute façon, j'en ai pas besoin et qu'un cancer s'attrape si vite. Et si je veux des enfants, ils feront tout simplement l'inverse.

L'HOMME DELICAT - Ils ont prétendu ça, Dora?

DORA - Oui. Maintenant je suis une femme accomplie. Et moderne.

L'HOMME DELICAT - Ils t'ont eue. Il n'y a pas d'opération inverse après ça.

DORA - Non?

L'HOMME DELICAT - Evidemment que non.'

DORA - 'Nous ne baisons pas?

L'HOMME DELICAT - Non, tu dois être toute pleine de sang à l'intérieur. Ecarte-toi, tu pues.

DORA - C'est pas ma faute. Ils m'ont lavée. A la clinique. Quand je dormais. Si tu ne veux pas me baiser, alors tu me bats un petit peu, sois gentil.'

Photo_de_Fred_Kihn

L'HOMME DELICAT - 'Et maintenant remballe tes affaires.

DORA - Nous ne partons pas en Russie?

L'HOMME DELICAT - Bien-sûr que si nous partons en Russie. J'ai juste à régler quelques petites choses. Pars devant, nous nous verrons là-bas.

DORA - Mais je ne sais pas le chemin pour la Russie.

L'HOMME DELICAT - Va à la gare. C'est sûrement affiché quelque part. Tu sais lire.'

DORA - 'Tu m'embrasses?

L'HOMME DELICAT - Non, Dora, car si je t'embrassais, ce serait un adieu. Je t'embrasse en Russie, ma petite princesse, je t'embrasse en Russie.'

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02 mars 2009

Sacrée soirée...

J'ai été voir LE POINT SUR ROBERT de/avec LUCHINIEt c'était formidable.

luchini

Le spectacle s'ouvre sur Paul VALERY. “La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague, que le vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.”

S'en suit une apologie passionnée de Roland BARTHES.

"Sur la figure parfaite et comme embaumée de l'autre (tant elle me fascine), j'aperçois tout à coup un point de corruption. Ce point est menu : un geste, un mot, un objet, un vêtement, quelque chose d'insolite qui surgit (qui se pointe) d'une région que je n'avais jamais soupçonnée, et rattache brusquement l'objet aimé à un monde plat. L'autre serait-il vulgaire, lui dont j'encensais dévotement l'élégance et l'originalité? Le voilà qui fait un geste par quoi se dévoile en lui une autre race. Je suis ahuri : j'entends un contre-rythme : quelque chose comme une syncope dans la belle phrase de l'être aimé, le bruit d'une déchirure dans l'enveloppe lisse de l'Image."

Fragments d'un discours amoureux (Rien que son livre de chevet pendant 20ans)

De nombreus fous rires grâce à Chrétien DE TROYES (et le réalisateur Eric ROHMER) pour leur Perceval. Luchini remercie Jean GENET pour cet “Assieds-toi sur ma bite et causons”. Tous ensemble.

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Il y a des poèmes de RIMBAUD, une lettre de FLAUBERT à Louise Colet. "L'amour, c'est l'infini mit à la portée des caniches."ça c'est de CELINE. Luchini imite ensuite le Chrysalde de Michel Bouquet dans Les femmes savantes de MOLIERE.

Et entre tout ça, "notre serviteur" papillonne, improvise, bouillonne, interagit et postillonne avec fougue. Du grand art!

Le spectacle se termine sur le Zarathoustra de NIETZSCHE. Comme par hasard...

Juste avant le spectacle, j'avais acheté cette revue sur Sarah KANE.

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Et au dos du livre : "La catastrophe amoureuse est peut-être proche de ce qu'on a appelé dans le champ psychotique, une situation extrême, qui est "une situation vécue par le sujet comme devant irrémédiablement le détruire" (Bruno Bettelheim) ; l'image en est tirée de ce qui s'est passé à Dachau. N'est-il pas indécent de comparer la situation d'un sujet en mal d'amour à celle d'un concentrationnaire de Dachau? L'une des injures les plus inimaginables de l'Histoire peut-elle se retrouver dans un incident futile, enfantin, sophistiqué, obscur, advenu à un sujet confortable, qui est seulement la proie de son imaginaire? Ces deux situations ont néanmoins ceci de commun : elles sont, à la lettre, panique ; ce sont des situations sans reste, sans retour : je me suis projeté dans l'autre avec une telle force que, lorsqu'il me manque, je ne puis plus me rattraper, me récupérer : je suis perdu, à jamais."

Roland BARTHES Fragments d'un discours amoureux.

Et ça, c'est du hasard? ^^

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